Quand les filles s’en mêlent…

Nadia Saadi et Cathy de K ont fait de leur amitié et de leur passion pour la musique le point de départ de nombreuses soirées estampillées « les filles s’en mêlent ». On retrouvera Nadia Saadi au Paseo le 04 septembre pour une carte blanche dont elle a le secret.

LPA Dites-nous-en davantage sur ce collectif des Poufiasse’s Records.

N.S. Cela fait cinq ans que ce projet est né. C’est parti d’un délire, faire un collectif 100% féminin au vu du nombre de collectifs masculins. Mais ce terme est mignon pour nous : une pouffiasse, c’est une nana qui a du caractère.

C. de K En fait, ça n’a rien d’officiel. On est toutes les deux passionnées par la musique et on a organisé notre première soirée « les filles s’en mêlent » un peu comme une soirée entre amis avec le soutien d’un ami, Chichi qui tient le Central à Argelès- sur- Mer.

LPA C’est parce que le monde de la musique est un monde masculin que vous avez décidé de vous regrouper ?

N.S. Pour moi, il n’y a pas de plus fort ni de plus faible. Mais l’idée, c’est quand même de mettre en avant les filles qui mixent.

C. de K Même si le monde des Dj est majoritairement masculin, j’ai été tout de même été accueillie et soutenue dans ce milieu.

LPA Quels sont vos styles musicaux de prédilection ?

N.S. Avec mon frère, j’écoutais beaucoup de black music surtout de la soul et du funk. Si je devais définir mon style, ce serait de l’électro-arabo-house-groove.

C. de K Nadia a un éventail musical assez large. Moi, j’ai plutôt une culture rock. Ado, j’étais très branchée post-punk et new-wave des années 70-80. Ensuite, j’ai bien accroché aux premiers sons électro avec Kraftwerck. A la maison, je baignais au quotidien dans la musique, ça pouvait aller du Pink Floyd à Gainsbourg.

LPA DJ, est-ce un métier ou une passion ?

N.S. C’est un kiff de voir les gens danser et se questionner sur le son qui passe. Je suis autodidacte, j’ai commencé très jeune à la maison en mode Hip-hop à mixer sur des platines vinyles. Puis, bien plus tard on m’a offert un petit contrôleur et j’ai commencé à mixer en soirée. Le numérique, c’est l’avenir et puis c’est bien plus pratique.  Pour être un bon Dj, la technique n’est pas indispensable mais ce qui est primordial, c’est d’avoir une bonne culture musicale.

C. de K La passion passe avant la technique, la technique vient avec l’expérience. Un bon ami, qui est DJ résident dans une grosse boîte à Paris, m’a dit une fois :

« ce qui compte, c’est l’histoire que tu vas raconter. L’énergie que tu vas mettre dans ta musique. »

Partager la musique est un langage d’amour. Sentir la synergie avec tous ces gens rassemblés. Moi aussi, j’ai appris à mixer au vinyle avec le matériel de mon compagnon Thierry Spdyt, un des pionniers de la musique électronique dans la région. J’ai une sacrée collection qui date de ma jeunesse, et puis le rock se prête davantage au vinyle. Aujourd’hui, je reste sur le numérique parce que c’est plus confortable. Ça offre plus de possibilités, c’est plus intéressant de mixer sur quatre pistes. Par contre, je veille à la qualité sonore et pour ça le son wave se rapproche bien du vinyle. C’est pour cela que j’achète mes tracks dans ce format-là.

LPA Des endroits qui vous inspirent et où vous aimez mixer ?

N.S. Au Tinc Set ou au Baron, on est toujours bien reçues …sans doute parce que ce sont des lieux gérés par des femmes. J’ai été résidente au Tinc Set pendant quatre ans. Le Blockhaus à Torreilles est un club vraiment sympa. J’aime bien l’ambiance très roots des clubs de plage. Avec Cathy, on a eu la chance de pouvoir mixer pour les Nuits Surréalistes organisées au Barcarés par Matéo di Carlo.  Le 20/20 et le 10/10, c’est vraiment top. Raph Dumas et Manu Perez nous ont donné l’opportunité de mixer durant tout un marathon 100% féminin. C’était juste avant le confinement, à l’occasion de la journée de la femme. Un endroit où je rêverais de mixer, c’est le Rachedingue.

C. de K L’important, c’est le contact avec la personne qui gère le lieu. On préfère des endroits insolites, dans la nature, les pieds dans l’eau…que l’endroit soit convivial et qu’il y ait une bonne qualité sonore. On m’a ouvert des portes comme au Fort de la Galline ou au festival El Son d’Aqui à Canet plage.

LPA Parlez-nous de vos projets ?

N.S. On aimerait monter un festival entièrement féminin, un peu comme les Voix de Femmes à Maury.  Ce serait ouvert à d’autres propositions culturelles. Pour montrer qu’on en est capable et en même temps on n’a rien à prouver.

Cathy de K propose des sessions en streaming que l’on peut retrouver sur https://www.mixcloud.com/CathydeK/ et sur https://hearthis.at/cathy-de-k-4y/?fbclid=IwAR0QOSvwSOs7o_1K7skF85dwH5j7zoHHPHcPyAHVybq5fNA6NrBWicP_Pm0

Et en session live au Tet https://www.mixcloud.com/TET66/cathy-de-k-livetet-26-12-2019/

Cerise sur le gâteau, on profite également de deux playlists qu’elle nous a spécialement concoctées pour l’occasion. Enjoy!

Playlist générale

Playlist Electro

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